Few weeks ago, I was wondering about my iPhone – and the way to make some « quality connected pictures » with a mobile device.
Two things changed :
- First, 2012 could be the year of connected cameras… Well nobody knows, but it’s time – hurry up… !
- Second, I changed my iPhone for a Nokia Lumia 800, a Windows Phone. And I like it very much, especially for the pictures it makes.
So what’s going on then ?
No Instagr.am ? No matters. I made a special Tumblr for the pictures I take with my (brand new) mobile phone. It’s called Sea Drifts – you may imagine the reason why.
Please feel free to follow me on Tumblr !
Oh, and of course, happy (colourful) new year !
(French version below)
It’s been a long time I’ve not travelled. I’m not a great traveller I’m afraid ; I have no time – and no cash – to carry through the journeys I often imagine. I don’t see the point of flying few hours for a week of holidays halfway around the world. I need to feel that’s a long way to go there, I need to take time to sense frustration, haste and a sort of stage fright. And a week is defintly not enough to travel to far countries as I would like to.
Anyway. I’ll take the plane – no other solution, I checked – but I’ll take my time. I would like to discover landscapes of course, but people although.
I have months for that, about 8 or 9 ; I just want to be prepared, I want to measure up the country I’m dreaming about.
I’m a bit nervous.
I know this note is a bit confused, but I just need to write – it makes it real.
Winter 2012. I’m going North.
///
Je n’ai pas voyagé depuis un moment. Je ne suis pas vraiment une grande voyageuse, à vrai dire… Je n’ai pas beaucoup de temps – et surtout, pas assez d’argent de côté – pour faire les voyages qui m’inspirent. Je n’ai jamais vu l’intérêt de prendre un avion quelques heures, simplement pour atterrir à l’autre bout de la terre et y passer une semaine. J’ai besoin de ressentir la lenteur d’un voyage, d’en être frustrée, d’avoir hâte d’arriver, de ressentir cette sorte de trac au dernier moment, avant de poser le pied dans un nouveau pays. Et une semaine ne me semble vraiment pas suffisante pour ressentir ce genre de choses – ça ne ferait même le voyage aller, pour certaines destinations.
Qu’importe. Cette fois je vais devoir prendre l’avion – j’ai pourtant essayé de trouver d’autres solutions – mais je prendrais mon temps autrement. J’aimerais découvrir des paysages, évidemment, mais aussi des gens.
J’ai quelques mois pour m’y préparer, 8 ou 9 ; j’ai simplement envie de m’y préparer bien à l’avance. J’ai envie d’être à la hauteur du pays qui me fait rêver.
Je suis déjà un peu nerveuse.
Ces quelques phrases sont assez brouillonnes, mais j’avais envie de les jeter ici. C’est comme déjà débuter une partie du voyage.
L’hiver 2012 m’attend au Nord.
There’s a really nice program you souldn’t miss if you like photography in general : Photo for Life, by the nicast channel we have in France – Arte.
It was broadcasted last week in the evening, and it’s on air this week again, every day from today to friday, at 2.00 PM.
The pitch ?
6 photographers, amateur or profesionnal from France and Germany, have the exceptional advantage to spend a week with Oliviero Toscani – the famous ad photographer. The master class will allow them to make advertising pictures, fashion photography, profesionnal reportage…
First I wasn’t very enthousiast about it ; but I have to say that I enjoyed this program a lot. Oliviero Toscani is a really great photographer and I didn’t have an inkling of that. He feels things, he lives photography, he’s full of humor and impudence about photographer’s position ; it’s really refreshing to listen to him.
So please don’t miss it this week !
And if you cannot see Arte (poor you !), you can watch it online from the dedicated website.
Have fun !
///
Il y a une très chouette émission que vous ne devriez pas manquer si vous vous intéressez à la photographie : Photo for Life, sur Arte – la plus intéressante des chaînes diffusées en France.
Le programme est passé la semaine dernière, en soirée, et repasse (chic !) cette semaine pour les retardataires, tous les jours du lundi au vendredi à 14h.
L’idée ?
6 photographes, amateurs ou professionnels venu de France et d’Allemagne, ont le privilège de passer toute une semaine avec Oliviero Toscani, le fameux photographe qui a réalisé maintes publicités (choc). La Master Classe va leur faire passer tous les stades de la photographie, du reportage à la photo de mode en passant, bien sûr, par le cliché destiné à la publicité…
De prime abord cette émission ne m’emballait pas ; mais une fois le premier épisode vu, j’ai vraiment adoré suivre cette Master Classe toute la semaine. Et je n’en ai manqué aucun. Oliviero Toscani est vraiment un très grand photographe – chose que je ne soupçonnais pas, honnêtement. Sa manière de ressentir, de vivre la photographie quelle qu’elle soit, son humour et son insolence au sujet du métier de photographie et du secteur de la publicité font mouche à tous les coups.
Ne manquez cette émission sous aucun prétexte !
Et si, pauvres de vous ! vous ne recevez pas Arte chez vous (ou que vous travaillez à cette heure-là, ce qui est plus plausible), vous pouvez vous rattraper en regardant les émissions via le site internet dédié.
Amusez-vous bien !
La Défense, Paris. 2009.
It’s just a feeling, a frustration.
We always say that these days are picturing times. That we are a « image generation ».
It’s a platitude.
I feel that we probably are no more than images generators.
Anybody can make a nice photography with all the fine equipments we have now. Not good ones, fantastic pictures, amazing photography – but just a nice snapshot.
And so ?
Photography goes down in value.
And it’s not a question of countless photographers all around the world, or of the pictures’s quality, anyway. I don’t really care about that.
In the last two weeks, I’ve made some pictures and videos in different situations. It wasn’t art ; it’s was just a way to keep remembrance of some moments. People around me were not bored artistic directors or worn-down models.
Nobody cares about the photograph or the video-maker.
There’s a lot of people walking on your feet, pushing in front of you, speaking louder and louder when you try to interview somebody – surprisingly, even the people who hired you,
Worst thing ever : some people who run into your camera… without apologizing, of course. And you stay there, thinking about the cost of your equipment… Feeling good-for-nothing.
Obvisouly the result has to be perfect – the light, the sound, the picture.
I sometimes met people who have a cheering respect of pictures, animated or not, and who take time to explain what they like, what they finally want. Very few people, unfortunatly.
It could be my responsability, of course. But I don’t feel that I’m the only one having those kind of problems.
I often think about professional photographers and movie-makers who have to accept this situation, and keep smiling.
There are my heroes.
///
Nos images ne valent rien. C’est mon sentiment, et c’est une frustration.
Nous serions une « génération de l’image ». Jolie platitude… Nous ne sommes probablement que des générateurs d’images.
Après tout, à peu près n’importe qui peut aujourd’hui produire une jolie photo. Pas forcément un cliché réfléchi, réussi, une série étudiée, une photographie qui explose et en impose ; juste une jolie image.
Et après ?
La photographie perd de sa valeur.
Ça n’a rien à voir avec le nombre fou de photographes amateurs ou non dans le monde entier, ce n’est pas une question de « qualité » de la photographie – je m’en moque, ce n’est pas vraiment le problème.
Ces deux dernières semaines, j’ai eu l’occasion de faire des photos et des vidéos dans des contextes très différents. Rien à voir avec de l’art, l’objectif était simplement de conserver ces moments. Les gens autour de moi n’étaient pas des directeurs artistiques usés ou des modèles revenus de tout.
Je n’ai ressenti aucun respect pour celui qui photographie ou celui qui filme.
Les gens vous marchent sur les pieds, ou celui de la caméra, ils passent devant l’objectif, parlent de plus en plus fort quand vous tentez désespérément d’entendre le son de la voix de la personne interviewée – parfois, ce sont les mêmes personnes qui vous ont recruté pour cette mission.
Pire : certains cognent votre matériel, sans penser le moins du monde à s’excuser – et vous restez là, bêtement, à penser au prix de votre équipement. On se sent moins que rien.
Bien évidemment le résultat se devra d’être parfait ; le son, la lumière, la photographie.
Parfois, j’ai la chance de rencontrer des gens qui éprouvent du respect pour l’image animée ou non, des gens qui prennent le temps d’expliquer ce qu’ils aiment, ce dont ils ont besoin. Des personnes rares.
Évidemment, cela peut venir de moi. Mais je n’ai pas vraiment l’impression d’être la seule à éprouver ces difficultés.
J’ai souvent une pensée pour ces photographes et vidéastes de métier, qui vivent quotidiennement cette situation – avec le sourire.
Ces gens sont mes héros.
